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LES SEIZE MAJEURS DE
2007
XIII – LE SEJOUR EN IRAN
DU PRESIDENT TIA KONE

Le président TIA KONE (à
droite) lors de la conférence des
présidents des pouvoirs
judiciaires qui s’est déroulée à Téhéran.
Tia
KONE, président de la Cour Suprême de Côte d’Ivoire a
séjourné à Téhéran, en Iran, du lundi 03 au jeudi 06
décembre 2007. Le troisième personnage de l’Etat
ivoirien est venu, pour son tout premier séjour en terre
persane, prendre part à la toute première conférence des
présidents du pouvoir judiciaire des pays membres de
l’Organisation de la conférence Islamique (OCI) dont la
Côte d’Ivoire est membre depuis 2001, à l’invitation de
son homologue iranien, l’ayatollah SHAROUDI, président
du pouvoir judiciaire iranien.
Ces
assisses qui ont vu la participation des délégués de
haut rang de plus de 40 pays, se déroulé du 04 au 06
décembre 2007 au Centre international de conférences de
l’OCI et ont été marquées, lors de la cérémonie
d’ouverture, par une allocution de SEM Mahmoud
AHMADINEJAD le Président de la République Islamique
d’Iran et celle de l’ayatollah SHAROUDI.
L’objectif majeur assigné à cette conférence qui
s’inscrit dans la droite ligne de la rencontre des
magistrats des membres de cette organisation islamique
tenue en Iran en mai 2007, était la création de
l’Association des pouvoirs judiciaires des pays membres
de l’OCI. Tout comme il existe déjà, au sein de cette
organisation, l’Union des parlements des pays membres de
l’OCI et l’ISESCO, qui est une sorte d’UNESCO de l’OCI.
Les
travaux de Téhéran qui ont jeté les bases d’une
coopération judiciaire entre les pays renfermant des
populations de confession musulmane, ont également
abordé, dans un agenda absolument dense, d’autres
questions importantes, à savoir :
- Créer des mécanismes efficaces pour développer
la coopération judiciaire afin de lutter contre les
crimes importants et organisés comme le blanchiment
d’argent, le terrorisme, le trafic d’êtres humains, le
trafic de drogue ;
- Développer et approfondir les relations
scientifiques et des recherches entre les centres
juridiques et judiciaires des pays islamiques ;
- Préparer le terrain pour la conclusion et
l’exécution des traités multilatéraux dans le domaine de
la coopération juridique, judiciaire, entraide
judiciaire et l’extradition des coupables et des
condamnés ;
- Echanger des vues sur la promotion du code de
la procédure existant dans le système judiciaire des
pays islamiques ;
- Définir la place de la culture et de la
civilisation islamique concernant des thèmes des droits
de l’homme et le rôle du pouvoir judiciaire dans leur
réalisation ;
- Examiner les systèmes judiciaires existant
dans les pays islamiques relatifs à la sélection,
formation et nomination des juges et évaluer les moyens
de leur promotion ;
- Définir des approches communes pour la
coopération internationale et une présence efficace et
active dans l’adoption des lois internationales
compatibles avec la culture et les intérêts des pays
islamiques.
Partis
d’Abidjan la veille par un vol régulier de la compagnie
EMIRATES, le président Tia KONE et les membres de sa
délégation comprenant son épouse, née Lucienne TANOH
Affoua, Jérôme Anouma, procureur général, YOH Gama,
magistrat et conseiller à la Cour Suprême, ont été
accueillis à leur arrivée à l’aéroport Imam KHOMEINY,
par l’ambassadeur de Côte d’Ivoire en Iran SEM Roch
d’Assomption TIETI, son épouse Simone TIETI, le second
conseiller, Abdoulaye CISSE, le payeur Raoul Esmel AKPRO,
son épouse Eliane AKPRO ainsi que quelques membres du
personnel technique de la mission diplomatique
ivoirienne en Iran.
La
présence du président de la Cour Suprême de Côte
d’Ivoire en terre persane, juste quelques jours après
l’importante mission venue participer aux travaux de la
première Commission Mixte ivoiro-iranienne, a été fort
appréciée par les autorités iraniennes même si elle ne
s’inscrivait pas dans le strict cadre de la coopération
bilatérale entre la Côte d’Ivoire et l’Iran. N’empêche,
elle était tout de même un autre facteur de
raffermissement des relations entre les deux pays.
Ce
séjour a permis au président de la troisième institution
constitutionnelle de Côte d’Ivoire, aux côtés du pouvoir
exécutif et du pouvoir législatif, de prendre toute la
place de notre pays dans cette instance, l’OCI, dont il
est membre à part entière. Le président Tia KONE, a, du
reste, faire entendre la voix de la Côte d’Ivoire lors
de ces assises, en faisant une communication fort
appréciée.
Avec
d’autres membres des délégations étrangères, le
président TIA KONE était au nombre des personnalités,
privilège assez rare dans le protocole iranien, qui ont
été reçues en audience, par le Guide Suprême actuel de
la révolution islamique, l’ayatollah Ali KHAMENEI.
Pour
les diplomates et autres collaborateurs de la mission
diplomatique, cette présence a eu des accents de doux
parfums de privilèges rares. En effet, ne rechignant
absolument pas, comme d’autres par le passé, à faire
honneur à son rang de troisième personnage de l’Etat de
Côte d’Ivoire, le président TIA KONE a accepté
volontiers de visiter la chancellerie ivoirienne. En
compagnie des membres de sa délégation, le président de
la Cour Suprême de la Côte d’Ivoire a donc visité les
différents services de l’ambassade. Pour chacun,
Ivoiriens comme Iraniens, qu’il a croisés dans leurs
bureaux, il a trouvé les mots justes pour encourager et
engager à servir encore plus que par le passé la belle
Côte d’Ivoire.
Mieux,
et cerise sur le gâteau, le président TIA KONE a accepté
spontanément, à l’initiative de l’ambassadeur Roch TIETI,
de rencontrer l’ensemble du personnel présent à la salle
de conférence de la chancellerie. Il leur parlé de
l’évolution positive de la situation politique en Côte
d’Ivoire depuis la signature des Accords politiques de
Ouagadougou du 04 mars 2007. Il en a profité pour dire
ses encouragements à l’ensemble du personnel et n’a pas
manqué de leur dire que les difficultés financières
seront vite surmontées et les institutions représentant
la Côte d’Ivoire à l’étranger retrouveront leur
fonctionnement normal grâce aux moyens qui ont pu faire
défaut ces cinq dernières années du fait de la crise.
L’ambassadrice Simone TIETI, comme à son habitude, s’est
montrée totalement disponible avec Mme TIA KONE. Elle a
pu l’emmener faire des visites dans Téhéran et lui a
permis d’apprécier ce qu’il était matériellement
possible de lui faire découvrir dans ce qui
l’intéressait. Elles ont aussi passé des heures entières
à deviser à la résidence quand les autres étaient pris
par les travaux de la conférence.
Comme
il se doit et comme ils ont, reste, toujours mis un
point d’honneur à le faire, l’ambassadeur Roch
d’Assomption TIETI et son épouse ont reçu à dîner le
président TIA KONE, son épouse et les membres de la
délégation à laquelle s’était jointe, entre temps,
Kanvali CISSE, chargé du protocole du président de la
Cour Suprême qui avait embarqué sur un autre vol.
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