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Projet 2 :
« LE PLAN MARSHALL POUR SAUVER LE TRANSPORT »

Some of the ivorian
inter-city transportation companies
Le
secteur du transport interurbain est totalement sinistré
en Côte d’Ivoire. A la faveur de la seconde mission de
prospection économique iranienne en Côte d’Ivoire, en
septembre dernier, l’ambassadeur Roch TIETI a eu
connaissance de données qui laissent sans voix : des
3000 autocars qui assuraient les liaisons entre les
villes, avant l’éclatement de la crise, il n’en reste
plus que … 700.
SEM
TIETI, convié à une séance de travail au domicile du
ministre Joël NGUESSAN avec certains chefs d’entreprises
de transport ivoiriens, en présence d’un émissaire de la
société iranienne OGHAB (fabrication d’autobus et
d’autocars sous la licence de SCANIA à Semnan), a obtenu
d’eux ces informations préoccupantes.
Pour
montrer à quel point certaines sociétés sont absolument
foudroyées, le responsable de STIF, société qui opérait
principalement à partir de Daloa, a révélé ce jour-là :
« Monsieur l’ambassadeur, avant la guerre, nous avions
un parc automobile de 143 autocars. A présent, il ne
nous en reste que 20.»
De
nombreuses informations ont été données par les
transporteurs, faisant état des mesures qui ont été
prises, dans des pays voisins quand des difficultés
sectorielles similaires se sont présentées. Selon eux,
le Ghana, le Mali, le Burkina Faso, par exemple, en vue
de soulager leur secteur du transport de passagers et de
marchandises, confrontés à des graves crises, ont dû
prendre des décisions qui ont sauvé leurs transporteurs.
La
situation des sociétés de transport de passagers en Côte
d’Ivoire, telle qu’indiquée plus haut, induit au moins
trois conséquences sociales et économiques vraiment
graves :
- les
2300 chauffeurs, autant d’apprentis, de convoyeurs et
leurs familles à eux tous (femmes et enfants) se
retrouvent plongés dans une situation de précarité
absolue. Pour les ex-combattants, il y a le DDR
(désarmement, démobilisation, réinsertion) ; les
fonctionnaires bénéficient de la part des pouvoirs
publics, avec le redéploiement, de solutions qui sont
effectivement mises en œuvre (leurs salaires ayant
toujours été assurés par ailleurs). Mais qu’est-ce qui
est prévu pour les transporteurs dont la majorité est
ruinée ? Il faut craindre qu’il n’y ait RIEN.
- 2300
autocars en moins, c’est la forte mobilité des
personnes, reflet d’un certain dynamisme économique mais
aussi condition d’un meilleur brassage social qui est
lourdement affectée.
- Plus
que 700 autocars sur 3000 qui circulent désormais, c’est
une certaine fluidité de l’économie nationale qui est
remise en cause. Indiscutablement un handicap important.
Surtout lorsque cette économie doit impérativement
repartir de plus belle, encore plus forte, pour essayer
de rattraper cinq années de gâchis.
Trouver
les moyens de réinjecter 2300 autocars dans la
circulation est devenu, dès lors, un impératif
socio-économique qui interpelle tous les Ivoiriens. Même
si, dans l’absolu, cela n’accroît pas le parc
automobile, mais au moins, combler ce déficit remettrait
le parc au niveau d’avant éclatement de la crise.
Il faut
donc à la Côte d’Ivoire 2300 autocars ! Comment régler
ce problème ? « Le PLAN
MARSHALL POUR LE TRANSPORT » pensé par
l’ambassadeur TIETI, se veut une approche de solution.
Quelles en sont les principales articulations ? Quels
sont les acteurs de ce plan Marshall et quels rôles
doivent-ils jouer ?
Découvrons les réponses à ces différentes questions du
concepteur de ce plan en soulignant ce qu’il convient de
faire :
* Saisir cette chance
pour implanter des industries automobiles en Côte
d’Ivoire
* Impliquer fortement
l’Etat
* Recruter des
gestionnaires/comptables
* Informatiser la
gestion des compagnies de cars
* Garantir une
exploitation rationnelle et la durée de vie du car
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